Trafic De Bois : Les Peines Passent De 4 A 10 Ans

Les dispositions du nouveau Code forestier prévoient une hausse des peines infligées aux trafiquants de bois. Elles passeront désormais de 4 à 10 ans de prisons contre tout coupable de ce délit. L’annonce est du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, qui a présidé hier, jeudi 25 janvier, la rencontre de dissimulation de l’Atlas du Cilss et de l’Usaid sur la gestion des sols.

Le Code forestier adopté en conseil des ministres mercredi dernier a apporté des changements dans les sanctions infligées aux trafiquants de bois. Selon le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, les peines sont revues à la hausse, passant notamment de 4 à 10 ans de réclusion. Il a été interpellé hier, jeudi 25 janvier, en marge de la cérémonie de dissémination de l’Atlas du Cilss (Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, une organisation internationale regroupant les pays sahéliens) et de l’Usaid (Agence des États-Unis pour le développement international ou United States Agency for International Development). Mieux, selon le ministre, les nouvelles amendes infligées aux trafiquants de bois pourront même atteindre 30 millions de F Cfa.

La lutte contre le trafic de bois, engagée par les autorités, exclut aussi les transactions financières. Elles n’existeront plus sur certains délits. Et, en cas d’attaques graves contre les forêts, le mis en cause ne pourra pas bénéficier d’un sursis. Le nouveau Code forestier consacre également de nouvelles définitions pour ce qui des attaques contre la forêt. «Le nouveau Code définit mieux le concept de trafic de bois en y ajoutant la notion de commanditaire et une incrimination nouvelle, l’association de malfaiteurs», explique le ministre.

La réforme du Code forestier est nécessaire car celle qui existait était obsolète, juge Mame Thierno Dieng. «L’ancien Code date de 1998. Il ne pouvait plus répondre aux défis de l’heure, selon le ministre. La constitutionnalisation des principes du droit à un environnement sain institué par la réforme constitutionnel de 2016 n’a pas été prise en charge par l’ancien Code. Il ne prenait pas en charge les nouvelles dispositions des collectivités locales. Il n’était pas en phase avec les engagements internationaux. Le Code ne prenait pas en charge la problématique de l’exploitation des forêts et ses conséquences», dit-il.

 

Auteur: Fatou NDIAYE – Sud Quotidien

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